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Présidentielle 2027 et IA : ce que le bâtiment peut en attendre

· par Brijyt

L'IA s'invite dans la campagne présidentielle de 2027. Derrière les grands plans d'investissement, plusieurs propositions touchent directement les PME du bâtiment. Regardons ensemble ce qu'elles dessinent pour nos équipes.

Dirigeante d'une PME du bâtiment échangeant avec deux artisans autour d'une table en bois avec cafés et notes, camionnette visible par la fenêtre, lumière d'automne.
Dirigeante d'une PME du bâtiment échangeant avec deux artisans autour d'une table en bois avec cafés et notes, camionnette visible par la fenêtre, lumière d'automne.

Présidentielle 2027 et IA : ce que le bâtiment peut en attendre

Ce lundi matin, dans un bureau de chantier comme il en existe des milliers en France, un dirigeant feuillette l'actualité en buvant son café. Un titre l'arrête : les candidats à la présidentielle 2027 dévoilent leurs propositions sur l'IA. Sa première pensée est sans doute que tout cela se joue loin de ses chantiers, entre Paris et la Silicon Valley. Pourtant, en lisant le décryptage publié par Maddyness ce 5 octobre 2026, nous avons vu autre chose. Derrière les grands plans, plusieurs idées parlent directement aux PME du bâtiment : la formation, l'aide à l'adoption, la reconversion. Nous vous proposons de les regarder ensemble, sans parti pris, avec une seule question en tête : qu'est-ce que cela peut changer pour vos équipes ?

Ce que les candidats proposent sur l'IA

Le décryptage de Maddyness dresse un panorama large. Gabriel Attal propose un plan « France 2040 » de 200 milliards d'euros, financé à parts égales par des fonds publics et privés (source : Maddyness, 5 octobre 2026). Bruno Retailleau avance un plan de 25 milliards d'euros sur cinq ans, avec des mesures de simplification pour les entreprises, selon la même source. Raphaël Glucksmann veut créer une agence industrielle du numérique et de l'IA pour coordonner les investissements.

D'autres candidats insistent sur des choix plus ciblés. La France Insoumise plaide pour des modèles plus petits et spécialisés, et souhaite associer les salariés aux décisions de déploiement de l'IA. Marine Tondelier met l'accent sur la sobriété énergétique et demande d'adapter la taille des modèles à la complexité des requêtes (source : Maddyness, 5 octobre 2026). Tous parlent de souveraineté, mais ils divergent beaucoup sur les moyens et sur le rôle de l'État.

Maddyness relève aussi une limite importante. Les conséquences concrètes de l'IA sur le travail restent peu développées dans les programmes. Formation, reconversion, accompagnement des entreprises : des pistes apparaissent, sans véritable feuille de route.

Trois propositions qui parlent aux PME du bâtiment

La première concerne l'aide à l'adoption. Gabriel Attal propose un « Crédit Impôt Productivité » pour accélérer l'usage de l'IA dans les entreprises. D'après La Tribune, citée par Maddyness, ce dispositif pourrait financer jusqu'à 30 % des projets d'IA (source : Maddyness, 5 octobre 2026). Pour une entreprise de couverture ou de maçonnerie, ce type d'aide pourrait rendre plus accessible l'automatisation des devis ou du suivi administratif.

La deuxième touche aux compétences. Édouard Philippe propose de faire passer de 40 000 à 100 000 le nombre d'ingénieurs formés chaque année. Il veut aussi créer un « droit à la reconversion » (source : Maddyness, 5 octobre 2026). Dans le bâtiment, la reconversion fonctionne souvent dans l'autre sens : des personnes venues d'autres métiers rejoignent nos chantiers. Un tel droit pourrait aussi aider une assistante administrative à se former aux nouveaux outils, plutôt que de les subir.

La troisième porte sur la place des équipes. L'idée d'associer les salariés aux choix de déploiement rejoint ce que nous voyons sur le terrain. Un outil choisi avec les équipes est un outil utilisé. Un outil imposé finit souvent oublié au fond d'un ordinateur.

Ce qui ne dépend pas de l'élection

Ces propositions restent des promesses de campagne. Certaines seront appliquées, d'autres non, et aucune ne verra le jour avant plusieurs mois. Nous pensons qu'il serait dommage d'attendre un crédit d'impôt pour commencer à réfléchir. Les questions utiles se posent dès aujourd'hui, dans chaque entreprise.

Où vos équipes perdent-elles du temps chaque semaine ? Quelles tâches répétitives les éloignent du chantier ou du client ? Qui, dans votre entreprise, a envie d'apprendre et pourrait porter ce changement ? Ces réponses ne demandent ni budget national ni loi. Elles demandent simplement un moment d'écoute, autour d'une table, avec les personnes qui font l'entreprise.

D'après les retours de nos clients BTP, c'est souvent ce moment qui compte le plus. Les entreprises qui ont commencé petit, sur une seule tâche bien choisie, avancent ensuite plus sereinement. Si une aide publique arrive en 2027, elles sauront exactement où l'investir.

Conclusion

L'IA est entrée dans la campagne présidentielle, et c'est plutôt une bonne nouvelle pour le bâtiment. Elle signale que le sujet n'est plus réservé aux grands groupes ni aux startups. Les débats des prochains mois diront quelles aides, quelles formations et quelles règles verront le jour. Mais l'essentiel se construit déjà, chantier après chantier, dans les entreprises qui choisissent de mettre la technologie au service de leurs équipes. Et si, d'ici l'élection, votre entreprise avait déjà trouvé sa première tâche à libérer ?


Identifier la bonne première tâche à automatiser, avec vos équipes et à votre rythme : c'est ainsi que nous accompagnons les PME du bâtiment.

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